Le 15 août 1820 a été pour l'Empereur l'occasion de faire, comme de coutume, des présens à nous et à nos enfans; il semblait partager vivement la joie bruyante que provoquait chez Hortense et chez Napoléon la manificence de ses cadeaux; il paraissait vraiment heureux comme peut l'être un bon père de famille au milieu des siens, quand, à dîner, il s'entourait de nos enfants ou lorsqu'il s'amusait à exciter leur gaîté et leurs petites confidences.
Quand Automarchi l'a vu à son lever, il a trouvé de l'élévation dans le pouls, et il l'a décidé à commencer un traitement de pilules dont il espérait le plus grand bien.
Publié dans la rubrique « Feuilleton de La Presse. » Le chapitre XVIII est intitulé : « Symptômes alarmans. » Annotation à propos de l'auteur au début : « Compagnon d'exil et exécuteur testamentaire de Napoléon. » Remarque de clôture : « (La suite à mardi.) »